17 questions fréquentes sur l’éjaculation féminine

Points clés

  • L’éjaculation féminine est assez courante et correspond à l’expulsion de liquide par l’urètre pendant l’excitation ou l’orgasme
  • Le liquide est différent de l’urine : il contient surtout des enzymes prostatiques et des traces d’urée, et provient des glandes de Skene
  • Elle est souvent liée à la stimulation du point G et peut enrichir l’expérience sexuelle, mais n’est pas nécessaire à une vie sexuelle épanouie

1. Qu’est-ce que l’éjaculation féminine ?

Contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire d’avoir un pénis pour éjaculer — il suffit d’avoir un urètre.

L’éjaculation correspond à l’expulsion d’un liquide (pas forcément de l’urine) par l’urètre lors de l’excitation ou de l’orgasme.

Ce liquide est différent de la lubrification vaginale.


2. Est-ce la même chose que le squirting ?

Non.

  • Éjaculation féminine : petite quantité de liquide
  • Squirting : jet de liquide plus abondant

Le squirting correspond généralement à un liquide proche de l’urine diluée, parfois mélangé à un peu d’éjaculat.


3. Est-ce courant ?

Oui, plus qu’on ne le pense.

Les études sont variables :

  • entre 4,6 % et 54 % pour ce qu’on appelle « orgasme avec éjaculation »
  • environ 5 % pour le squirting

Les chiffres sont difficiles à établir à cause du tabou autour du sujet.


4. À quoi ressemble l’éjaculat ?

  • Souvent blanchâtre et épais (comme du lait dilué)
  • Parfois clair comme de l’eau

Il contient des éléments similaires au sperme, notamment :

  • antigène prostatique spécifique
  • phosphatase acide prostatique
  • traces d’urée et de créatinine

5. D’où vient ce liquide ?

Il provient des glandes de Skene (appelées parfois prostate féminine), situées autour de l’urètre, sur la paroi avant du vagin.


6. Y a-t-il des bénéfices ?

Une étude indique que :

  • 78,8 % des femmes
  • 90 % de leurs partenaires

considèrent que cela améliore leur vie sexuelle.

Certaines recherches suggèrent aussi un rôle protecteur contre les infections urinaires.


7. Impact sur les règles ou la grossesse ?

On ne sait pas clairement si cela a un effet.


8. Ce n’est donc pas de l’urine ?

Non.

L’éjaculat contient surtout des enzymes prostatiques, avec seulement des traces d’urée.


9. Mais ça peut en être ?

Pas vraiment.

Même si certains composants sont similaires à l’urine, ce n’est pas la même chose.


10. Quelle quantité est produite ?

En moyenne : environ une cuillère à café.


11. Quelles sensations ?

Très variables :

  • parfois identiques à un orgasme classique
  • parfois sensation de chaleur ou de tremblement
  • parfois aucune sensation particulière

Cela peut aussi se produire sans orgasme, via la stimulation du point G.


12. Quel goût ?

Souvent décrit comme légèrement sucré.


13. Et l’odeur ?

Pas d’odeur notable, contrairement à l’urine.


14. Lien avec le point G ?

Oui, mais c’est encore débattu.

Le point G n’est pas un point précis, mais une zone liée au réseau du clitoris.

Sa stimulation peut déclencher :

  • un orgasme
  • une éjaculation

15. Peut-on éjaculer sur commande ?

Pas exactement.

Mais avec l’expérience, il devient plus facile d’y parvenir.


16. Comment essayer ?

  • Pratiquer seule (masturbation)
  • Tester différentes techniques
  • Utiliser des sextoys (notamment courbés)
  • Stimuler le clitoris et le point G
  • Se détendre et expérimenter

L’important est de trouver ce qui fonctionne pour vous.


17. Et si ça ne marche pas ?

Ce n’est pas grave.

L’éjaculation féminine n’est pas essentielle au plaisir.

Se focaliser dessus peut même nuire à l’expérience.


Conclusion

Dans la sexualité, comme dans la vie, ce qui compte n’est pas le résultat mais le plaisir du parcours.

Certaines personnes éjaculent, d’autres non — et toutes peuvent avoir une vie sexuelle épanouie.

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