Mon voisin m’écoute… et j’adore ça

Récit érotique

Chaque nuit, je fais exprès de gémir un peu plus fort. Jusqu’à ce qu’il vienne vérifier… de ses doigts.

Il y a des murs trop fins et des fantasmes trop épais pour qu’on les ignore.

Je vis seule. Et lui aussi. L’appartement d’à côté est à quelques mètres du mien, séparé seulement par une cloison légère et une fenêtre que je laisse toujours entrouverte. Surtout l’été.

La première fois que je l’ai entendu, c’était un soir où je me caressais doucement. Juste pour me détendre. Ma main entre mes cuisses, mes yeux mi-clos, je me laissais aller à de petits soupirs. Et puis… un bruit. Infime. Le plancher qui craque. Quelqu’un qui s’arrête de bouger. J’ai retenu mon souffle.

Et j’ai souri.

Il était là. Je le sentais. Il m’écoutait.

Depuis ce soir-là, j’en ai fait un jeu. Chaque nuit, je me caresse un peu plus fort. Je gémis plus haut. Je laisse mon lit cogner légèrement le mur. Je susurre son prénom, même si je fais semblant de ne pas le connaître. Il s’appelle Julien. Je l’ai appris dans l’ascenseur, le jour où nos regards sont restés accrochés une seconde de trop.

Et ce soir, j’ai décidé d’aller plus loin.

Je me suis mise nue. Complètement. Fenêtre ouverte. Lumière tamisée. Et je me suis allongée sur mon lit, jambes écartées, le vibro dans une main, l’autre entre mes seins. Je savais qu’il m’entendrait. Je l’espérais.

Je n’ai pas eu à attendre longtemps.

Un bruit à la porte. Un coup discret. Puis un silence. J’ai gémi encore. Lentement. Sensuellement. Il a frappé à nouveau, plus fort cette fois.

J’ai souri. Et je suis allée ouvrir.

Julien était là, en t-shirt, visiblement nerveux. Ses yeux ont glissé sur mon corps nu, sans rien cacher. Il a dégluti.

— Je… Je voulais juste savoir si tout allait bien. J’ai entendu… des bruits.

Je l’ai regardé droit dans les yeux.

— Tu veux entrer et vérifier par toi-même ?

Il n’a pas répondu. Il est entré. Il a refermé la porte. Lentement. Comme s’il franchissait une limite dont il ne reviendrait pas.

Je me suis avancée vers lui. Mon corps frôlait le sien, chaud, vibrant, tendu. J’ai pris sa main. Je l’ai guidée entre mes cuisses. Elle était tiède, grande, maladroite… mais curieuse. Très curieuse.

Et quand ses doigts ont glissé en moi, je lui ai soufflé au creux de l’oreille :

— Tu sais, tu peux écouter encore si tu veux.
Mais ce soir… tu vas surtout participer.

Ses doigts étaient hésitants, au début. Comme s’il avait peur de faire mal. Comme s’il ne réalisait pas encore qu’il était réellement là, entre mes cuisses, à l’endroit même d’où venaient tous ces soupirs qu’il avait écoutés, nuit après nuit.

— C’est ça que tu voulais, Julien ? ai-je murmuré, les yeux mi-clos, la bouche à quelques centimètres de la sienne.
— J’en pouvais plus… Tu me rendais fou.

Je l’ai senti frissonner. Et ça m’a fait jouir à moitié, déjà.

Sa main s’est faite plus sûre. Ses doigts ont trouvé leur rythme, leur profondeur. J’étais trempée. Ou plutôt… j’étais offerte. Il n’avait qu’à se pencher pour goûter, mais il n’a pas osé. Alors je l’ai attrapé par les cheveux et je l’ai doucement poussé à genoux, entre mes cuisses ouvertes, assise au bord du lit comme une reine réclamant sa récompense.

— Goûte-moi, ai-je soufflé. J’en peux plus d’attendre. J’ai fantasmé ta langue pendant des semaines.

Il a obéi. Avec une lenteur qui m’a fait gémir dès le premier contact. Sa bouche était chaude, douce, gourmande. Comme s’il savourait chaque frémissement, chaque perle de plaisir qu’il arrachait à mon corps. Je l’ai tenu par les cheveux, je l’ai guidé, je lui ai montré comment j’aimais qu’on me lèche — pas juste pour me faire jouir, mais pour me faire grimper, me faire imploser, me faire perdre tout repère.

Je n’étais plus qu’un feu, un cri, un orgasme prêt à éclater.

Et quand j’ai joui contre sa bouche, les jambes tremblantes, les ongles plantés dans ses épaules, j’ai compris que ce n’était que le début.

Il s’est redressé, les lèvres brillantes, les yeux dilatés.

— Je peux… ? a-t-il demandé, en desserrant son pantalon, visiblement à bout.

Je me suis allongée sur le lit, nue, offerte, encore haletante.

— Prends-moi, Julien. Et fais-moi gémir encore plus fort. Cette nuit, je veux que tout l’immeuble sache ce que tu m’as fait.

Il est venu en moi d’un coup, profond, bestial. Et cette fois, il n’était plus l’homme discret de l’autre côté du mur. Il était mon amant. Mon voisin devenu voleur de plaisir. Et moi, je n’étais plus sage. Je criais son prénom, sans aucune honte, le corps plaqué contre le matelas, ses reins claquant contre mes fesses, ses mains serrées autour de mes hanches.

Il m’a prise comme s’il n’y avait plus de lendemain. Et je me suis laissée faire. Ou plutôt : je l’ai guidé vers cette version de lui qu’il n’osait pas être. Dominant. Affamé. Vivant.

Et quand il a joui, profondément en moi, le souffle court et les doigts crispés, je l’ai regardé avec un sourire d’après-baiser.

— Demain, même heure ? ai-je soufflé.

Il a ri. Essoufflé. Heureux. Addict.

Et moi, je savais que mes nuits ne seraient plus jamais silencieuses.

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